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Ken Follett

Fiche d'identité

Follett Ken
Nom : Ken Follett
Nationalité : Pays de Galles
Né(e) le : 05/06/1949
Biographie : Ken Follett est né à Cardiff en 1949. Diplômé en philosophie de l’University College de Londres, il travaille comme journaliste à Cardiff puis à Londres avant de se lancer dans l’écriture. En 1978, L’Arme à l’œil devient un best-seller et reçoit l’Edgar des Auteurs de romans policiers d’Amérique. Ken Follett ne s’est cependant pas cantonné à un genre ni à une époque : outre ses thrillers, il a signé des fresques historiques tels Les Piliers de la Terre, La Marque de Windfield, etc. Ses romans sont traduits dans plus de vingt langues et plusieurs d'entre eux ont été portés à l’écran. Ken Follett vit aujourd’hui à Londres.
Genre : Romans policiers, thrillers politiques, romans historiques
Liens utiles : www.ken-follett.com



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Follett Ken



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13/01/2010

Ken Follett - L'interview

1 - Quel est le sujet de votre prochain roman et quand sera-t-il publié ? Je travaille sur une trilogie intitulée « Le Siècle », qui racontera l'histoire du XXème siècle, telle qu'elle est vécue par…
En savoir plus.



Biographie détaillée

Un conteur-né ?

Ken Follett, auteur d’une vingtaine de romans à grand succès, est très souvent considéré comme un conteur-né mais, en regardant de plus près son parcours, on comprend qu’il serait plus juste de dire qu’il était destiné à en être un.

Ken Follett, né à Cardiff, au pays de Galles, le 5 juin 1949, est le fils de Martin et de Veenie Follett. Dans l’Angleterre d’après guerre, posséder des jouets est non seulement rare pour les enfants Follett, mais encore leurs parents, qui étaient très pieux, ne leur permettent ni d’aller au cinéma ni même d’écouter la radio. Les seules sources de divertissement du jeune Ken sont les histoires que lui raconte sa mère et son imagination qui le plonge dans un monde aventureux et inventif. Il commence à lire très tôt, et la bibliothèque locale est son refuge favori.

« J’avais peu de livres à moi et j’ai toujours été reconnaissant envers les bibliothèques municipales. Sans l’accès à des livres gratuits, je ne serais jamais devenu un grand dévoreur de livres ; si vous n’êtes pas un lecteur, vous n’êtes pas un écrivain. »

À l’âge de dix ans, il s’installe avec sa famille à Londres, où il termine ses études secondaires. Puis il poursuit des études de philosophie à l’University College. Un choix qui peut sembler étonnant pour le fils d’un inspecteur des impôts, mais évident pour Ken étant donné son éducation religieuse et les différentes questions qu’il se pose à ce sujet. Il est persuadé que son choix modela sa vocation d’écrivain.

« Il existe une connexion réelle entre la philosophie et la fiction. En philosophie vous traitez de questions telles que : Nous sommes assis à cette table, mais la table existe-telle réellement ? Question tout à fait idiote, mais en étudiant la philosophie, vous devez prendre ce genre de chose au sérieux et avoir une imagination fertile. Lorsqu’on écrit des romans, c’est similaire. »

S’interroger sur ce qui est réel dans l’environnement d’une salle de cours est une chose ; devenir mari et père est une autre réalité. En effet quand sa petite amie, Marie, tombe enceinte, le jeune couple se marie à la fin de son premier trimestre à la faculté et leur fils, Emanuele, naît en juillet 1968.

« Ce n’est pas le genre de chose que vous envisagez d’accomplir à l’âge de dix-huit ans, mais quand la situation se présente, c’est palpitant. Je me sentais doublement comblé car je me plaisais à la faculté et en même temps c’était terriblement excitant d’avoir un bébé et de s’en occuper. On l’adorait et il était très affectueux. Il l’est encore. »

C’est également à la faculté, dans l’atmosphère grisante de la fin des années 1960, au moment de la guerre au Vietnam, que Ken commence à développer une passion pour la politique.

« On discutait de politique tout le temps. Les manifestations étudiantes semblaient prendre une dimension mondiale. Nous étions jeunes et avions l’arrogance qui s’ensuit, mais en me remémorant les points de contestation pour lesquels nous luttions, je pense encore
aujourd’hui que, dans l’ensemble, nous avions raison. »

Les débuts

En septembre 1970, il suit un cours accéléré de trois mois qui lui offre un diplôme et le lance sur la piste de l’écriture. Il démarre en tant que reporter au journal South Wales Echo à Cardiff, et puis, après la naissance de sa fille Marie-Claire en 1973, devient chroniqueur pour le Evening News à Londres.

Comme il ne réussit pas à obtenir le titre du « meilleur reporter d’investigation » qu’il visait, Ken commence à écrire des romans la nuit et pendant ses week-ends. En 1974, il quitte définitivement le monde de la presse et décide de rejoindre un petit éditeur à
Londres : Everest Books.

Ses premiers livres ne se vendent pas très bien, mais il est encouragé et reçoit les conseils d’un agent littéraire américain, Al Zuckerman. Jusqu’au jour où ils pressentent tous les deux que Ken a écrit un best-seller, Zuckerman lui dit : « Ce roman va avoir un succès
énorme ! »

La consécration

Eye of the Needle propulse Ken au rang d’auteur à succès. Publié en 1978, il remporte le prix Edgar et se vend à plus de dix millions d’exemplaires ! Le succès du livre permet à Ken de donner sa démission, de louer une villa dans le Midi et de se consacrer entièrement
à la rédaction de son roman suivant : Triple.

« J’étais très soucieux de ne pas pouvoir réitérer le même succès. Ce qui arrive à de nombreux écrivains. Ils écrivent un livre formidable, le suivant n’est pas aussi bon et ne se vend pas aussi bien, le troisième pas davantage et ils n’écrivent jamais de quatrième livre.
J’étais conscient que cela pourrait m’arriver et j’ai donc travaillé dur pour Triple afin qu’il soit aussi passionnant que Eye of the Needle. »

La famille Follett retourne en Angleterre trois ans plus tard : le théâtre, le cinéma et toutes les festivités que Londres peut offrir manquent à Ken qui, de plus, désire voter. La famille s’installe dans le Surrey où Ken s’engage dans les projets du Parti travailliste. Il tombe
amoureux de Barbara Broer, secrétaire du bureau local du Parti, et l’épouse en 1985.

Le couple vit désormais dans le Hertfordshire, dans un ancien presbytère, qui est aussi la résidence secondaire du fils et de la fille de Ken, du fils et des filles de Barbara, leurs conjoints et leurs enfants.

Barbara est membre du parlement de Stevenage – un poste qu’elle avait obtenu en 1997 et pour lequel elle fut réélue en 2001 et 2005 – et ministre de l’Égalité dans le gouvernement de Gordon Brown. Ken l’aide dans sa campagne et les autres activités relatives au
Parti. Malgré son engagement politique, il n’a jamais laissé la politique prendre le pas sur l’écriture.

En librairie

Ken follett a écrit seize romans en vingt-cinq ans ; ses cinq premiers livres à succès sont des romans d’espionnage : Eye of the Needle (1978), Triple (1979), The Key to Rebecca (1980), The Man from St Petersburg (1982) et Lie Down with Lions (1986).

Wings of Eagles (1983) raconte l’histoire vraie de deux employés de Ross Perot rescapés d’Iran durant la révolution en 1979.

Ensuite il surprend les lecteurs avec The Pillars of the Earth (1989), un roman sur la construction d’une cathédrale au Moyen Âge. Ce formidable succès mondial a reçu des critiques dithyrambiques et s’est maintenu sur les listes des best-sellers du New York Times
pendant dix-huit semaines consécutives. Il était également en tête des listes de meilleures ventes au Canada, en Angleterre, en Italie et en Allemagne.

Après trois « romans à suspense », Night Over Water (1991), A Dangerous Fortune (1993) et A Place Called Freedom (1995), Ken Follett renoue avec le genre strictement policier avec The Third Twin (1996) qui a été classé numéro 2 mondial cette année-là, après le
roman The Partner de John Grisham.

Son oeuvre suivante, The Hammer of Eden (1998), est une autre histoire contemporaine à suspense. En 2000, il publie un roman policier sur la Guerre froide : Code to Zero.

Ses deux romans suivants se situent pendant la Seconde Guerre mondiale ; Jackdaws (en 2001) est un roman policier sur un groupe de femmes parachutées en France pendant la guerre pour détruire une centrale téléphonique d’importance. Dans Hornet Flight (en
2002), un couple aventureux de jeunes Danois, possédant des informations essentielles sur un radar allemand, fuit le Danemark pour l’Angleterre dans un biplan de fortune.

Whiteout (paru en 2004) est un roman policier contemporain sur le vol d’un virus mortel dans un laboratoire de recherches. L’histoire se déroule dans les Highlands écossaises pendant un Noël de tempête où les personnages sont bloqués par la neige. Dans
Whiteout, se bousculent histoires de jalousie, méfiance, attirance sexuelle, rivalités, traîtres cachés et héros inattendus.

Son dernier roman, World Without End (2007), est la suite tant attendue au très populaire The Pillars of the Earth. Le nouveau livre se déroule à Kingsbridge, deux siècles après, avec pour héros les descendants des personnages des Piliers. Ce roman retrace les
destins d’une poignée de personnes dont la vie est dévastée par la peste noire : ce fléau qui a ravagé l’Europe au milieu du XIVe siècle.

Cette saga, unanimement considérée comme l’oeuvre majeure de Ken Follett, offre au lecteur une fresque monumentale dont l’intrigue s’appuie sur un immense travail d’historien.

Adaptations cinématographiques

Un film tiré de Eye of the Needle a été tourné et quatre romans de Ken ont été adaptés pour la télévision sous forme de feuilletons. Les droits de diffusion de The Key to Rebecca, Lie Down with Lions, On Wings of Eagles et The Third Twin ont par ailleurs été vendus à
CBS.

Du vin, des femmes et de la musique

Parmi les grands plaisirs de Ken Follett : passer du temps avec les personnes qu’il aime : mais aussi le bon vin et la bonne cuisine, les drames shakespeariens et surtout la musique. Car la musique a toujours joué un rôle important dans sa vie – ses parents jouent du
piano, Ken de la basse dans un orchestre qui se nomme « Damn Right I’ve Got the Blues » (« Tiens, bien sûr que je broie du noir ») et il a enregistré sous le label « Don’t Quit Your Day Job » (« Ne Démissionne pas de ton emploi à temps plein »).

« J’ai toujours assez mal joué de la guitare. Je pense qu’il est très important de faire mal quelque chose, en particulier si vous êtes surdoué. Jouer dans un orchestre est une expérience sensorielle, alors qu’écrire est totalement cérébral. Mes romans sont minutieusement
concoctés, je réfléchis en effet toujours aux mécanismes de l’histoire. Jouer dans un orchestre est totalement sensitif. La lisaison entre l’ouïe et le bout des doigts ne passe pas par le conscient. »

Le don de soi

Si sa vie active tourne autour du travail, de la famille et de la politique, Ken parvient toutefois à se consacrer à sa ville. Il est président de L’institut de dyslexie, administrateur dans l’Association nationale pour l’alphabétisme, membre de la Société royale des arts, gouverneur
de l’école primaire et de la maternelle de Roebuck, mécène de l’Économie domestique de Stevenage. Enfin, il préside l’Association pour la ville de Stevenage.

Il possède un diplôme à titre honorifique en littérature (docteur ès lettres) de l’université de Glamorgan au pays de Galles, dont il est originaire.




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